Monument aux morts

Extrait du bulletin municipal de CLUGNAT (O. BRIAT)

Monument aux morts en 2016

 

Auteur du monument : Monsieur Marius SÄIN, Inauguré en 1919.

Dimensions : Il mesure environ 4 m de haut.

Composition : Il est en granit pour le socle et l’obélisque et en bronze pour les symboles.

Symboles du monument : il y en a plusieurs : 

- Les horreurs de la guerre sont montrées à travers la mort du « poilu », mais la détermination de son camarade domine la scène.

  Son arme levée et le poing serré montre sa volonté de vaincre en combattant.La dimension patriotique dépasse donc l’aspect de

  deuil.

- La victoire est représentée par la présence du coq, symbole de la France à la tête haute, qui piétine un aigle, symbole de

  l’ennemi allemand.

 

Ainsi, par sa construction, ses sculptures et ses symboles nous avons un monument très rare en France. A ma connaissance il en

existe un autre un peu similaire à Chémillé dans le Maine et Loire, mais construit seulement en 1921.

 

Photo du monument pour vous donner une idée du travail qui a été accompli pour l’ériger.

 

Il faut savoir aussi que la décision de sa construction a été prise en Conseil Municipal le 12 janvier 1919 et qu’il a été inauguré le

26 octobre de la même année. Délai très court pour l’époque !

 

Le monument en 1920

Le sculpteur

Marius Joseph SAÏN, né en 1877 près d’Avignon, mort en 1961, suivit les cours de l’école des Beaux-arts d’Avignon puis de

Marseille. Il s’y vit décerner plusieurs médailles et récompenses.

Suite au décès de ses parents en 1901, ( il éleva un monument à leur mémoire au cimetière de Montfavet, Vaucluse), il vint à Paris

en 1902 et s’installa rue de Seine. Il passa avec succès le concours de l’école des Beaux-arts de Paris et obtint une bourse d’étude

de la ville d’Avignon. Élève de Gabriel Thomas, Antoine Injalbert, Henri Allouard et Félix Charpentier, il se lia d’amitié avec

plusieurs artistes originaires d’Avignon et participa en 1903 à la troisième exposition de la société vauclusienne des amis des arts

et au célèbre salon parisien de la société des artistes français, où il présenta « à la recherche des crabes », une œuvre qui lui valut

une mention honorable et qui fut acquise par le baron de Rotschild pour le musée des Beaux-arts de Grenoble.

En 1910, Marius Saïn obtint une bourse de voyage pour sa participation au salon de la société coloniale des artistes français. Il

partit vivre plusieurs mois en Algérie d’où il rapporta plusieurs modèles orientalistes. En 1912, il partit en Grèce, mais fut dès 1914

mobilisé pour la guerre.

En 1922, Marius Saïn reçut le prix de la compagnie de la navigation mixte, décerné par la société coloniale des artistes français,

puis le prix de l’Afrique équatoriale française.

En 1924, il exposa au salon de la société coloniale deux plâtres «  jeune fille arabe et jeune berger arabe ».

En 1926 il obtint sa nomination à l’ordre de la légion d’honneur.

Puis il exposa au salon de la société des artistes français jusqu’en 1935.